Deux comprimés le matin. Ce qui est censé me tenir éveillé m’assomme. Il est tard. J’enrage alors que la confusion s’empare déjà de moi. Il y a tant de projets inaboutis. Repoussés dès que je tends le bras. Je m’endors. Ou m’enlise dans quelque chose de vague. Sans contour. Sans but précis. À ce rythme, ma vie se résume à un matin trop vite englouti par le soir. Un marécage.
06.05.2010 — Gilles Collard
Note sur l'écriture et l'amour (photo: Alexandre Causin)
En une de La Règle du jeu : Note sur l'écriture et l'amour par Gilles Collard



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